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Vos questions / nos réponsesBonjour à tous,
Cimox, oui on est au même niveau du sevrage. Je penses que je réussi à le faire légèrement plus rapidement mais je morfle par moment!
C'est hallucinant de voir à quel point une seule petite goutte en moins peut déclancher des symptômes si puissants. Mais on sait que c'est temporaire.
Actuellement, je procédé comme ceci :
1 jour sur 2 je retire une goutte --> 2 à 3 semaines.
Puis je retire complément la goutte --> 2 à 3 semaines
Donc en résumé une goutte retirée sur 1 mois.
Je prends mon temps quand même, mieux vaut ça que de se mettre très mal et ne plus pouvoir vivre normalement.
Certains effets dur plus longtemps que d'autres c'est certain. Et j'imagine qu'il faudra quelques mois après la fin pour que le corps se remette complètement.
On tient bon, on y est presque!
Courage à tous. Juste un petit message à l'adresse de ceux qui gèrent ce site. Il est très bien fait et simple d'emploi, pourquoi ne créez vous pas le même, sur le sevrage des antidépresseurs? Je crois que ça aiderait beaucoup de victimes comme moi. Je n'ai rien trouvé de sérieux là dessus, ou alors cela sonne faux avec trop de confiance dans le corps médical, qui est pourtant à l'origine de tant de souffrances et de suicides. Personnellement, ce site avec ses participants sincères et courageux, m'a permis de sortir de l'enfer du sevrage des benzos, et là je suis dans l'enfer du sevrage des antidépresseurs, persuadé que ceux-ci m'enfoncent de plus en plus dans la dépression. Merci à vous.
Bonjour à tous,
Je viens vous voir avec un petit message d'espoir. Je ne pensais pas pouvoir dire ça un jour mais ça y'est. J'ai fini mon sevrage. J'AI FINI MON SEVRAGE !!
J'ai utilisé la méthode d'espacement de fréquence et après une diminution progressive étalée sur 10 mois, j'ai pris ma dernière dose hier.
J'ai la chance immense de ne pas avoir de dépendance psychique au prazepam, je ne rencontre "que" des difficultés physiques.
La chaleur est insoutenable, ça fait des semaines que je dors en moyenne 4h par nuit, mes dents commencent à souffrir sérieusement du bruxisme et ma vie sociale est quasiment inexistante vu que j'oublie tout tout le temps et que je ne suis pas en capacité de tenir une conversation sans perdre mes mots ou le fil toutes les 30 secondes mais... Je l'ai fait. Je suis tellement fière de moi et surtout heureuse pour moi.
Tout ce travail pour faire de mon anxiété mon amie, aller à sa rencontre, apprendre à discuter avec elle, m'écouter, développer et utiliser tout un tas d'outils (la philo au travers de l'absurde de Camus et l'existentialisme de Sartre, la vision cosmique ("Dans un univers de 13.8 milliards d'années, est-ce vraiment grave ?"
, faire mes étirements, les jeux mobiles à la con qui me mettent presque dans un état méditatif, me lâcher la grappe et même utiliser l'IA pour suivre mon taux sanguin, les statistiques liées à ma méthode et celles inhérentes à un risque de PAWS, vérifier que mes symptômes sont "normaux", ect,...) tout ça fonctionne.
Alors bien sur, j'ai déjà fait l'erreur de m'essayer à un sevrage brutal par le passé et la peur de revivre ces symptômes invalidants ou que ceux ci ne disparaissent jamais est présente. J'ai du mal à imaginer que quelque chose de meilleur m'attende et à vrai dire je ne me souviens même pas de ce à quoi je ressemble quand je ne suis pas sous benzo mais... Je prend le pari.
Je suis à J+1 et aujourd'hui c'est le grand départ pour la reconquête de moi-même. J'ai hâte de me rencontrer à nouveau. J'ai hâte de goûter à cette paix que je n'ai encore jamais connu et que j'ai bâti de mes propres mains.
Pour la première fois depuis des années, je n'ai plus peur. Pour la première fois depuis des années, j'ai hâte.
Merci de m'avoir lu et surtout, prenez soin de vous. Rien en ce bas monde n'a plus d'importance que votre santé et votre santé mentale.
Je vous envoie du soleil accompagnée d'une brise fraiche.
Bonjour à tous,
Je vous partage quelques nouvelles.
Je suis actuellement à J+5 de mon arrêt total. Ca va plutôt bien. Avec la longue demi-vie du prazepam je ne pense pas avoir atteint le pic aigüe mais ça ne m'effraie pas plus que ça. Je l'attends, je le traverse et je continue.
Je me sens un peu comme dans un rêve en ce moment et la chaleur amplifie tout. Mais en soi je le vis plutôt bien : je me rend compte que je me suis habituée à cette déconnexion permanente. C'est un peu triste parce qu'au fil de mes années de conso de benzo, j'ai intégré cet état comme mon état "naturel". Je n'arrive plus trop à m'imaginer autrement. A vrai dire, c'est peut-être là mon seul manque psy envers le prazepam : L'impression de perte identitaire.
Mais bon, une identité ça se reconstruit.
J'ai également eu la confirmation que je suis prête à me libérer du produit : J'ai vécu deux situations profondément stressantes et je les ai géré avec calme et logique. Pas de débordement, pas de sol qui se dérobe sous mes pieds, pas de tremblement ni de souffle coupé. Je suis extrêmement fière de moi. J'ai cette petite phrase en tête que j'ai entendu dans une vidéo d'hypnose : "On NE nait PAS anxieux. On est quelqu'un qui, a un moment donné de sa vie, a fait de l'anxiété".
Je commence sincèrement à penser que l'anxiété n'est pas une fatalité, qu'on peut apprendre à danser avec elle et qu'elle ne nous définit pas. Qu'elle peut être apprivoiser et surtout, apaiser (sans médocs !). Je me rends compte que je n'avais jamais vu ça comme ça auparavant. Je pensais que j'en étais "atteinte" comme on a une maladie incurable et qu'il faut faire avec toute sa vie. C'est faux. La sérénité est possible. Je suis en sevrage et pourtant je suis sereine.
Physiquement je suis très fatiguée et la facilité de glisser dans le sommeil me manque ! Mais je sais que c'est temporaire. Le bruxisme bat son plein. Les rêves vifs ont eu lieu durant ma décroissance et ne sont pas réapparus. Ni vertige ni nausée. Honnêtement comparé au cold turkey que j'ai fait il y'a un an et demi (je n'avais pas totalement arrêté mais j'ai fait sauter 1 comprimé d'un coup... Marche arrière en urgence au bout de 3mois.) je suis agréablement surprise aujourd'hui. Je trouve mon sevrage presque "doux". Voyons si je dis encore ça dans une semaine.
Petit bonus en exclu rien que pour vous : Avec la réadaptation neurochimique, mon moral fait le roller-coaster. Parfois je pense à un tuc random, je trouve ça marrant et je me tape un ENORME fou rire avec moi-même. Comme ça, toute seule chez moi, volets clos. Et bon sang c'que ça fait du bien ! <3
Prenez soin de vous, amitiés.
merci pour ce message positif. Une question à tous: le sevrage d'un antidépresseur peut-il durer longtemps, même s'il a été pris à faible dose sur quelques mois? Parce que j'ai des symptômes ( tremblements, petits boutons surtout cuir chevelu, brainzaps, troubles mémoire, syndrome Tourette, accentuation dépression) et je n'arrive pas à savoir si c'est dû au sevrage de l'antidépresseur, ou à ma consommation régulière d'alcool qui me sert d'anxiolytique mais qui n'est pas nouvelle, ou à la dépression elle-même qui ne me quitte pas et m'attaque de toutes parts et me détruit peu à peu. Merci d'avance et courage à tous.
Bonjour Fayard,
N'étant pas médecin je ne peux pas te dire pour tes symptômes, en revanche d'après ce que j'ai lu l'arrêt d'un antidépresseur nécessite et un suivi médical et une réduction hyperbolique ( = plus la dose devient faible, plus on ralentit la baisse. Cela peut nécessiter l'usage de forme liquide ou de préparation magistrale.)
Je sais qu'il peut être tentant de tout envoyer valser d'un coup, que ce soit pour les anxios ou pour les AD, le soucis c'est qu'en faisant ainsi tu "traumatises" ton cerveau.
Il s'est habitué à la présence de la molécule même si tu n'en as pas pris longtemps, par conséquent il a besoin d'un peu de ta patience pour se recalibrer et parvenir à fonctionner à nouveau sans.
Courage !
Merci, Je souffre beaucoup et j'ai peur de devenir fou,. Dans des moments de lucidité j'ai l'impression que le monstre sevrage s'est allié au monstre dépression pour me persuader que je suis fou. Est-ce bien ça?? et ils m'attaquent pendant des heures, c'est horrible! Je suis sous leur emprise et je ne sais pas quoi faire pour en sortir, j'essaie de mettre de la distance et d'observer, comme dit Eckhart Tolle, mais je n'y arrive pas. J'essaie de changer mes pensées et mes actes ça ne change pas, ou alors je ne fais pas assez de changements radicaux au niveau des actes? Ca fait 1 an et demi que je me bats jour et nuit, je suis épuisé. J'ai essayé plusieurs pistes, les carences, l'alcool, les psy, la méditation, la TCC, la loi d'attraction, la spiritualité, la diminution de l'ego, je sens en même temps qu'il y a quelque chose de profond à changer en moi...Bref je suis perdu, désespéré, et suis ouvert à toutes suggestions...Merci à tous et courage à vous;
Bonjour à tous,
Fayard, le bon côté avec les médocs c'est que ça donne un répit quand la situation devient intenable. Demande l'aide de professionnels, tu en as besoin et tu as le droit d'être soutenu dans ton épreuve. Tu dis avoir tout tenté, même l'hospitalisation ? Des fois un cocon où on peut se reposer peut faire beaucoup de bien.
Bon courage à toi.
De mon côté cela fait plus de deux semaines que j'ai totalement arrêté le prazepam et voilà 3 jours que je recommence à faire des nuits complètes, c'est agréable. La fatigue diurne persiste cependant. Toujours aucune anxiété mais le moral est moins là. Rien de bien grave mais je pense que je commence à saturer de cet été brulant et de cette longue convalescence.
Prenez soin de vous.
merci, c'est gentil, mais je n'ai plus aucune confiance dans la médecine et ne toucherai plus à ces molécules qui m'ont plongé dans la souffrance extrême et la démence, je continue à chercher. En plus, ce n'est pas une dépression réactionnelle mais existentielle et profonde. Merci quand-même.
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