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Vos questions / nos réponsesBonjour et merci à vous tous pour vos échanges et le soutien que vous apportez aux membres de ce forum. Chacune de nos expériences de notre vécu permet à ceux qui se questionnent de reprendre courage et de trouver la force de continuer à chercher de sortir de cette spirale infernale qu'est la dépendance aux benzodiazépines. Notre ami fayard se pose pas mal de questions qui ont trouvé réponse au travers de tous les derniers commentaires., Aussi je n'ai rien de plus a rajouter de ce qui lui a été dit et ne peux que l'encourager à rester patient et poursuivre ses efforts pour sortir de sa dépression. Bonne journée à vous tous. Amicalement .Candy
Bonjour,
Ca fait 5 mois que j'ai arrêté mes médicaments benzo pris depuis 30 ans environ (anxio, anti-dépresseur et somnifère) sans accompagnement car mon médecin n'a aucune idée sur la question. Il m'a envoyé bien évidemment voir un psy alors que cette démarche a toujours été un échec pour moi (pas d'aide autre que de me bourrer de médocs.....c'est pas une vie). Voilà, j'ai 65 ans, retraitée, j'ai eu une enfance très difficile (avec une mère dépressive qui n'a jamais été aidée efficacement), mes 3 jeunes frères et soeurs sont décédés, je suis très isolée..... Je m'accroche à la vie pour mes 2 chats.....et je veux me débarrasser définitivement de ces merdes chimiques. Je tiens bon mais j'ai une question : comment surmonter la boule d'angoisse (souffrance physique) qui m'étreint continuellement ? Je lutte en pensée de façon vigoureuse mais quid de cette sensation douloureuse (identique à celle qui a précédé mes anciennes TS. J'ai l'impression de n'avoir pas évacué la peur de mon enfance effrayante). Comment faites-vous contre cette sensation si vous la connaissez ? Que vous vous dites vous ? Comment la réduire jusqu'à la supprimer ? Je mets dans mes journées solitaires autant de moments de plaisir (marche, télé, repas...que je peux mais ca ne me semble pas suffisant). Merci par avance pour vos réponses.
Bonjour Eleona, je comprends ta détresse et je voudrais t'apporter un peu de soutien, nous avons tous ici, eu une ou des raisons un jour de nous réfugier dans le confort que nous a apporté l'usage des benzodiazépines sans penser une seconde que le pire était à venir, mais crois moi, on peut se sortir de là. Certes, c'est long et douloureux, je sais de quoi je parle car, cela fait presque 2 ans que je ne prends plus aucun médicament et il m'arrive parfois de ressentir encore quelques troubles mais qui sont devenus insignifiants. Quelques moyens simples peuvent t'aider comme des compléments à base de passiflore, les huiles essentielles , l'homéopathie aussi quoi que certains en pensent, fait quelques recherches dans ce sens, ça occupera quelques heures de ton temps , tu auras déjà le sentiment de prendre soin de toi et tu pourras trouver un soutien non toxique. Prend soin de toi continu de chercher des centres d’intérêt qui te vont bien et ne perd jamais de vu que c'est la quête du remède miracle qui nous a perdu. Alors courage, tiens bon et donne de tes nouvelles. Candy
Bonjour Sebseb01 ainsi qu'à toute la communauté. Je n'ai pas pu te répondre avant, désolée. En tout cas, merci pour tes conseils. J'ai repris le Prazetam, un demi cachet par jour, et je vais mieux. Je préfère, comme tu me l'as conseillé, un sevrage long plutôt qu'un sevrage brutal que je me suis infligée à cause de la méconnaissance de mon généraliste. Je suis passée d'un état catastrophique (re-pleurs suite au décès de maman il y a un an) mais douleurs de partout autant musculaires que physiques (maux d'estomac, douleurs au ventre, perte d'équilibre etc...). En 3 jours, date de la reprise, c'était réglé : mieux dans ma peau et dans ma tête. Quelle différence ! Ayant repris le sport, je n'arrivais même plus à avancer droit. Je vais continuer avec ce demi cachet, puis, dans trois mois, un quart etc ... Je n'ai pas pu avoir la patience de rester dans cet état pendant des semaines voire des mois. Je vais être patiente, c'est tout. En tout cas un grand merci pour ton aide psychologique. A tout ceux qui prennent ces "choses" et qui tentent de s'en sortir : courage !
Sebseb01 bonjour, j'ai besoin de ton avis: pour l'instant çà fait 6 semaines d'AD et toujours pas mieux, voire pire certains jours, j'ai rdz-vs fin mai avec un psy, çà fera 10 semaines d'AD, il m'a dit que si çà n'allait pas mieux il augmenterait la dose ou changerait d'AD. Or cela ne me convient pas du tout, je n'y crois plus trop et mon corps me dit non, et dans ce cas j'ai peur que ce soit contre productif, surtout que ma dépression n'est pas réactionnelle mais existentielle et couve depuis longtemps. Donc si çà ne va pas mieux après 10 semaines je crois que je vais commencer une diminution progressive pour arrêter complètement l'AD. J'aimerais avoir ton avis.
Et toi où en es tu de ton sevrage des benzos? Courage et merci d'avance à toi ou à tout le monde qui répondrait.
Bonjour,
Il faut être très prudent quand on prend des benzo et aussi quand on arrête. Il est nécessaire de se surveiller et de s'aider (ou de se faire aider, si on peut). J'en ai moi-même pris pendant très longtemps, tout en veillant à ne pas succomber à cette "facilité" pour contrer un état dépressif chronique. J'ai fait plusieurs sevrages (le dernier a déjà 5 mois, il est en cours et ça se passe mieux que la dernière fois où je n'ai tenu que 3 mois !) et j'ai veillé à ne pas augmenter les doses si je pouvais malgré des troubles anxio-dépressifs (sommeil, maux intestinaux, sinusite, découragements, frustrations de ne pas y arriver seule, tristesse...). Bref, il faut, pendant ces périodes de trouble, vivre au jour le jour, ne pas anticiper d'échecs (car la réussite est possible au moins autant !), faire gaffe aux actualités douloureuses, regarder vivre sereinement ses animaux et la Nature par exemple, faire un peu de sport et des ballades....et ne pas s'isoler si on le peut. Si on arrête les benzo donc, il faut rester vigilant (en parler à son psy si on en a un), se donner du plaisir de vivre quotidiennement (avec un programme réaliste). Bref, apprendre (enfin ?) à aimer la vie, à se faire confiance, à se protéger. Si on décide d'arrêter (même provisoirement), c'est que notre corps le réclame ....alors, écoutons-le et aidons-le ! Et si on doit s'y reprendre à plusieurs fois pour apprendre à re-marcher sans ces "béquilles", hé bien, faisons-le en plusieurs fois ! en réduisant les doses, en apaisant son passé, en regardant avec confiance vers l'avenir, en occupant le présent avec mille plaisirs. Ne nous décourageons- pas. Ce forum d'entraide nous confirme combien c'est difficile de faire cette démarche et combien nous pouvons être fiers de la faire pas à pas. A bientôt.
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