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Arrêt cannabis : je vis un cauchemar éveillé, aidez moi !

Par Antoiinee

59 réponses


Antoiinee - 19/01/2026 à 10h01

Salut Mau,

Merci pour ton msg. J'ai moi même tenté la réduction de ma conso il y a quelques mois. J'ai pas tenu longtemps avant de reprendre.... Actuellement, je fume 3 joints par jour mais très chargés (presque des purs, je mets juste un peu de tabac pour une meilleur combustion) et je tape des douilles et ça c'est le pire, ça m'explose le cerveau mais d'une force et mes poumons morflent aussi, je le sens.

Et oui l'IA, je connaissais pas non plus, j'avais même des appréhensions mais finalement, dans ma situation, c'est une béquille pour se sentir moins minable. Les gens qui se sentent terriblement seuls et/ou qui ont peur de parler de leur situation à des gens ben essayez l'IA, ça coute rien.

Bon courage à toi en tout cas, on va finir par vaincre cette addiction bordel de m*rde.





Salut Nuevavida, merci pour ton message encourageant. J'imagine le bonheur que cela doit être d'avoir vaincu une addiction qui te détruit à petit feu. Bravo à toi en tout cas et tu as raison, quand on est fumeur, on l'est pour la vie. Alors ne surtout pas faire l'erreur de refumer même juste un peu après avoir arrêté. A+

Antoiinee - 19/01/2026 à 10h31

J'aurais bien aimé avoir des nouvelles de la personne qui a posté son message (très poignant) le 13/01 et qui attendait les résultats médicales mais qui a supprimé son profil. J'espère qu'il ou elle va bien. Si tu nous lis, donne nous des nouvelles !!!!

Geogeoooo - 19/01/2026 à 20h13

Je me suis inscrit car je suis dans une situation très similaire. J’ai perdu confiance en moi après le lycée pour diverses raisons, et c’est à ce moment-là que j’ai découvert la beuh. Au début c’était surtout avec des potes, rarement seul. Puis avec le temps, j’ai commencé à apprécier fumer chez moi, puis de plus en plus seul, jusqu’à vraiment aimer ces moments sur mon balcon, casque sur les oreilles, musique à fond.

J’aime mon boulot : la journée je me sens bien, je parle avec mes collègues, je bosse entouré. Mais le soir en rentrant, je me rends compte qu’en dehors de ça, j’ai pas grand-chose. Pas assez de confiance pour me trouver une copine, pas assez pour aller vers les gens et construire de vraies amitiés. Au final : mon taf, ma beuh, et mes sorties persos (je fais de la photo animalière, donc je sors quand même).

J’ai fumé par périodes de mes 16 à mes 26 ans : parfois 6 mois d’arrêt, parfois 3. Aujourd’hui j’ai un boulot, je vis depuis 8 mois dans une ville où je n’ai pas vraiment d’amis en dehors du travail. J’ai toujours été assez effacé, peu bavard, très dépendant de la confiance que j’ai en moi sur le moment. La solitude est vite devenue pesante. Même quand je voyais des gens, je me comparais sans cesse et je ne comprenais pas pourquoi je n’arrivais pas à me rendre intéressant. Je me force à aller dans des assos, à faire des sorties liées à mes loisirs, mais le plaisir n’est pas toujours là.

La beuh là-dedans, c’est à la fois mon exutoire et peut-être ma prison, j’en sais rien. Je fumais surtout le soir en semaine, 2 à 3 joints, plus le week-end. Je me sentais à la fois bien et minable : bien parce que ça m’aidait à oublier la solitude, minable parce qu’en dehors des joints et des séries, j’avais l’impression de ne pas avoir de vraie vie.

J’ai arrêté depuis quelques jours faute de conso, mais je reste mitigé face à tous les avis. Je pense que fumer n’est pas idéal, mais qu’il faut quand même nuancer. Mes problèmes de confiance en moi ne viennent pas de la beuh, je sais que je ne suis pas quelqu’un d’hyper sociable. Par contre, le fait de préférer fumer plutôt que passer du temps à discuter avec des potes, ça interroge.

En tout cas, bon courage à ceux qui arrêtent et y voient plus clair. De mon côté, je pense que le problème n’est pas tant la beuh que ma capacité à m’auto-discipliner quand j’en ai. Peut-être que j’ai commencé trop tôt et que j’ai un peu déréglé mon système dopaminergique… who knows.

IMO la vraie porte de sortie, c’est surtout de régler les problèmes qui font qu’on est autant enclins à fumer pour oublier. Si j’avais plus confiance en moi, je pense que je n’aurais pas autant d’occasions (ni l’envie) de fumer seul chez moi.

Mau - 19/01/2026 à 21h20

Salut

Antoine

C est moi le profil supprimé, moment d égarement....

Je suis toujours dans l attente de mes résultats...

Comme ça m apporte un sacré soutien de vous lire, je me sens moins seul dans mon chemin de croix, j ai donc recréé ce nouveau profil

Merci pour vos témoignages

Vu ma durée de consommation environ 28 ans et la fréquence quotidienne, je savais que je pourraiis pas m arrêter d' un coup...

C est pas ma première tentative..

Je suis a un joint par jour depuis 10 jours, sauf 2 nuits où je me suis fait un extra en plus car je n arrivais vraiment pas a fermer les yeux et je pensais trop..

Et purée c est dur , comme vous les mêmes symptômes de sevrage, le soir j' ai une sensation de chaleur dans la tête,le pire c est les insomnies...

Bien a vous

Antoiinee - 20/01/2026 à 12h44

Mau,

Un joint par jour, si tu arrives à tenir cette cadence, ça sera déjà une sacré victoire ! et puis, comme on dit, chaque pas en avant te rapproche du bout du tunnel alors courage ! et mes pensées t'accompagnent pour les résultats médicaux, tiens nous au courant si tu veux bien !



Geogeoooo

Je me reconnais tellement dans ton témoignage : la solitude (quelle chose terrible), le manque de confiance en soi, préférer fumer chez soi seul que sortir et avoir une vie sociale. Et je suis d'accord avec toi, la beuh n'est pas la cause d'un mal être (il ne fait que l'entretenir voir l'aggraver, dans mon cas en tout cas). Je suis persuadé que si j'étais épanouie dans ma vie, je ne fumerais pas.

Enfin bon, tu as un travail dans lequel tu semble t'épanouir et tes questionnements me semblent tourner surtout autour de ta vie et du sens que tu lui donne plutôt que de ta consommation de beuh (qui elle sert à combler ta solitude, si j'ai bien compris).

Tu ressens le manque du coup depuis que tu as arrêté ? tu le vis comment ?

A+

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