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Vos questions / nos réponsesbonjour je suis loin d'une relation amoureuse car je suis la maman de Benjamin dépendant à la cocaine depuis je ne sais pas mais peu importe. J'ai aujourd'hui besoin de dire car je pense réellement être au bout de quelque chose. Si il est difficile pour un couple de vivre ensemble avec une personne addict; Il l'est aussi pour une famille nous avons récupéré mon fils il y a deux ans et depuis il est à la maison. Je vous passe les hauts et les bas les soucis financiers le comportement asocial et surtout le désespoir dans lequel chaque fois je replonge. J'ai je pense beaucoup essayé je suis même allée à une réunion NA avec lui vendredi passé. Il a été admis dans un centre d'addictologie pendant 5 semaines mais il n'y est pas resté car il a consommé et que le programme était abstinence complète.
Je me rends compte que mon écrit n'est pas structuré certainement comme moi aujourd'hui!
Je ne sais plus quoi faire mon fils est dans son lit à longueur de journée il prend les cachets qu'il a eu en sortant du centre car il n'a plus d'argent pour sa dope. Je suis perdue partagée entre le fait de le mettre une bonne fois pour toute dehors et celle d'essayer mais quoi????je sais qu'il est malade et c'est ainsi. Mais à 64 ans bientôt je me dis aussi que je vis tout cela depuis en fait qu'il a 14 ans alcool, shit, et maintenant cocaine d'ailleurs à mon sens la pire.
Je sais que pour me préserver je dois prendre des décisions mais c'est difficile. Parfois je le hais pour ce qu'il me fait vire sans parler de sa soeur et de mon compagnon.Parfois je me dis que je ne peux le laisser et alors je ne pars plus, j'évite les vacances les temps trop longs sans surveillance, je gère son chien , ses dossiers administratifs......... enfin bref je pense que je suis côté énergie à 0, je suis de caractère positif chaque fois je cherche , je me dis que ça va le faire, je me dis qu'il faut lui faire confiance, je me dis que....... mais rien
merci pour cet espace cela fait du bien
je suis à la recherche de groupes de paroles car je pense que cela pourrait être bien
Bonjour, je suis là maman, je sais depuis octobre 2025 que mon fils prend de la 3MMC, il vit juste dans l'appartement à côté du mien, je vois les moments où il en a prit car il reste éveillé 48h durant, parlant au téléphone non stop à des inconnus sur une application. Quand enfin il arrête ses prises, c'est parce que son corps est à bout, il vient alors chez moi en "crise d'angoisse, presque crise de nerfs" il est incapable de contrôler ses bras et jambes qui ont des soubressots.
J'ai perdu 10kilos depuis qu'il m'a dit avoir une addiction à la cocaïne ou à cette 3MMC.
J'ai très peur de me rendre malade car je le vis très mal.
Il m'a demandé il y a 15jours de contacter le CSAPA de Strasbourg, chose que j'ai faite, il devait se rendre à une 1ère consultation sans RDV le 19 mars 2026, et le soir avant il m'a dit qu'il pensait que ça ne lui servirait à rien d'avoir ce genre d'Aide ( il pensait que ce serait des RDV hebdomadaire à parler à un médecin ) et m'a dit qu'il ne voudrait pas faire de cure. Donc il n'y est pas allé.
Il a tenu 9 jours sans prendre, et voilà que hier soir il c'est de nouveau pas couché et là il entame sa 2eme nuit blanche.
Cette situation me ronge, j'ai 70ans je suis seule avec ce fléau avec lui. J'en ai parlé à sa sœur, à ma sœur pour pouvoir un peu en parler avec quelqu'un quand je n'en peux plus, mais elles sont comme moi dans le désarroi, essayant de me conseiller pour me soutenir ...
Ce soir, après avoir longtemps tenter de réagir gentiment avec mon fils, je lui ai fais 2/3 SMS lui disant que je n'étais plus là pour lui, que s'il voulait finir entre 4 planches je ne pourrai pas l'en empêcher et que s'il avait besoin d'aide il devrait chercher ailleurs que chez sa mère. Il m'a répondu avec un pouce levé !
Je vous remercie d'avoir lu ce mot, si vous voulez me répondre ça sera avec grand plaisir.
Bonjour à tous,
Je vous souhaite vraiment beaucoup de courage. Il est très difficile pour un cocaïnomane de s'en passer. Je pense que c'est la pire des drogues, car elle joue sur le psychologique.
Pour ma part, cela fait 9 mois que je l'ai quitté. Nous nous voyons encore de temps en temps (entre amis) et j'ai des messages de lui tous les jours. Il me dit qu'il a eu un électrochoc avec notre séparation et dit qu'il a arrêté. Bien évidemment, je ne le crois pas. Il a certes diminué, car je le vois dans son attitude, mais l'arrêt complet, je n'y crois pas. Il souhaiterait reprendre notre histoire, mais pour moi ce n'est plus possible. Je n'ai plus aucune confiance en lui et mes sentiments pour lui ont disparu. Je me sens bien mieux maintenant que je suis seule. Terminé les angoisses, le stress, etc.
J'espère vraiment que vos enfants s'en sortiront. Soyez toujours là pour eux, même si c'est très difficile.
Plein de courage et je vous embrasse.
je comprends bien cette maman qui comme moi se sent bien impuissante- j'ai la chance que mon compagnon m'épaule et même si ce n'est pas son fils il est vraiment présent- j'ai aussi toujours été voir un psy quand j'en avais besoin quand il était trop lourd de porter tout cela seule- j'entends qu'il est difficile de se passer de cocaine et que c'est une maladie- mais alors que faire mon fils a repris le boulot ce matin après un arrêt maladie de trois mois- je ne sais combien de temps il y restera- je sens bien que son seul but est de trouver l'argent pour pouvoir acheter son produit- je sais aussi que c'est une obsession incontrôlable- mais je sais aussi que je dois poursuivre à ce qu'il reprenne un logement- car qu'est ce qui peut évoluer? il y a la prison , l'hopital ou la mort? c'est dur de se dire qu'il sera peut être dans un de ces trois cas rapidement si il part de chez nous- il est difficile de ne pas culpabiliser- mais cela fait finalement 24 ans d'accompagnement , de compréhension, de présence, d'amour.... pour finalement que la situation évolue crescendo- j'en viens à regretter le temps ou il n'y avait que la consommation d'herbe!
bon courage je cherche un groupe de parole sur Nantes si qq a une info merci
Bonjour, à tous,
alors pour commencer, vos histoires me brisentle cœur, et le fait d’écrire sur ce forum à mon tour, me brise le cœur aussi…
Mais bon, je n’ai pas le choix, à mon tour de partager mon histoire.
Il y a trois ans, j’ai rencontré mon compagnon, il venait de perdre son fils dans un accident de voiture, une histoire absolument tragique. Nous créons une relation et notre histoire est belle, je sais qu’il fume les joints de temps en temps, et enfin rien d’ingérable.
Sa consommation semble maîtrisée, c’est OK pour moi.
Un jour, il m’avoue qu’il prend de la cocaïne une fois par an lors de rassemblement de motards. Je n’assiste pas à ses rassemblements donc honnêtement ça me passe au-dessus.
Je ne connais absolument rien à ce sujet, donc je ne maîtrise pas les enjeux les implications sur la santé, sur le comportement etc.
Et puis petit à petit, je constate qu’il a des sautes d’humeur. De plus en plus forte.s Il commence à avoir une attitude de jalousie extrême, de paranoïa complète.
À ses yeux, bien sûr que je le trompe avec la terre entière, avec mes collègues de travail, avec son meilleur ami, avec l’électricien, avec tout ce qui peut bouger…
Ça va de plus en plus mal.
Et il y a trois mois, il m’avoue un jour qu’il prend la cocaïne, mais quand je parle de cocaïne, c’est 20 traces par jour tous les jours depuis le décès de son fils…
Je n’avais rien vu
Et il m’avoue également qu’il m’a trompé avec une collaboratrice…
Tout ça s’accumule, devient complètement sordide, épouvantable. Je me rends compte qu’il se drogue sous mon toit, où vivent également mes enfants, notre cocon de protection… Je me rends compte également des mensonges qui se sont cumulés, j’ai vécu la violence verbale, j’ai vécu la jalousie et des scènes horribles, l’enfer…
À ma demande, il est allé voir un addictologue, j’étais avec lui mais l’addictologue a posé trois questions et lui a dit bon bah c’est OK si vous craquez venez me voir …
Franchement rien de concret
La situation est très très compliquée, parce qu’il m’a dit qu’il avait arrêté. Et effectivement il a arrêté pendant deux mois, mais ce week-end, de nouveau, il en a repris…
Il me dit que j’exagère parce qu’il n’a repris qu’une trace, mais pour moi reprendre une trace c’est replonger dans l’enfer qu’on a déjà vécu
Je suis perdue, je suis anéantie.
Avant j’étais solaire, je riais, j’avais des amis. Maintenant je ne vois plus personne, je suis triste, je suis inquiète, je n’ai plus confiance…
Bonjour à tous et à équilibre,
Que de témoignages terribles à propos de cette addiction à la cocaïne... Tout d'abord bravo à tous, addict ou proche, pour votre force devant ce produit qui détruit tout...
Je suis moi même l'épouse d'un homme qui consomme de la cocaïne depuis 2 ou 3 ans. Je ne connais pas la date exacte, car je n'ai appris sa consommation que très récemment, car il a fait une surdose et j'ai dû l'emmener aux urgences car il était en état de délire paranoïaque et en tachycardie.
Depuis 3 ans il subit un état de stress post traumatique (par rapport à une enfance très douloureuse) avec des angoisses paralysantes, c'est en grande partie ce qui l'a poussé à consumer ce produit. Il voulait oublier et se sentir fort... Je voyais les angoisses et la dépression liées aux descentes de cocaïne, mais je pensais que c'était les conséquences de son trauma. Il me disait consommer de l'herbe, je pensais que l'argent partait la dedans mais à aucun moment je n'aurais pensé à un produit comme la cocaïne.
Je comprends tout ce que vous endurez Emilea et Minimo... L'angoisse est permanente, la culpabilité également car on ne sait jamais si nos actions et paroles les aident ou les poussent à consommer (lorsqu'on exprime un ras le bol et qu'on se lâche "contre" ce que l'on endure et que s'ensuit une nuit de surconso avec fin aux urgences, comment ne pas culpabiliser ?)
J'ai la chance pour ma part qu'il soit sorti du déni, et accepte de suivre une cure dans un CSAPA. il doit y aller mi août. En attendant c'est dur, j'ai très peur pour lui car il a fait récemment 2 grosse prise avec des délires qui ont duré parfois jusqu'à 24h...
Je ne pense pas du tout à le quitter pour le moment, pour plusieurs raisons, car il est très volontaire pour s'en sortir depuis que la vérité a éclaté et qu'il est sorti du déni. Puis que lorsqu'il arrive à ne pas consommer de plusieurs jours tout se passe très bien... Il a réussi à tenir 3 semaines sans produit, seul, en attendant son 1er rendez vous au CSAPA et ça a été une bouffe d'oxygène pour tout le monde.
Nous avons 2 enfants, c'est un très bon papa, il s'en occupe très bien. Nous avons besoin de lui dans la famille, mais de lui sans cette m**** qui lui retire toute son humanité et ses qualités.
Je vous souhaite à tous de trouver votre équilibre, partir ou rester, dans les 2 cas il faut beaucoup de courage ! Et lorsquil s'agit de notre enfant c'est d'autant plus complexe... On reste une maman pour la vie, c'est tellement difficile de voir les êtres que l'on aime le plus au monde se détruire à petit feu...
Faites vous aider, c'est important, pour ma part j'ai une thérapeute super qui m'aide beaucoup. Sans elle je n'aurais pas réussi à tenir depuis 4 ans où l'état de stress post traumatique et la cocaïne ont envahi notre vie.
Les groupes de paroles me font également beaucoup de bien, on se sent moins seule et épaulée.
Je vous envoie beaucoup d'énergie et de courage, surtout prenons soin de nous ❤️
Bonjour à tous,
Mon compagnon a fait une cure de 5 semaines dernièrement.
Après 1 semaine de sortie, il a replongé. Il en consomme quasiment tous les jours.
Samedi dernier, il est parti aider sur une fête de son équipe de foot. Je l'ai déposé et je devais le récupérer par la suite. Je n'ai jamais reçu de message ou d'appel de sa part. Il est rentré le lundi soir soit 52 heures sans nouvelles. Je l'ai appelé, je lui ai envoyé des messages mais aucun retour. J'ai réussi à joindre des personnes qui étaient avec lui et grâce à qui il est rentré. Sinon, ça aurait continué de plus belle.
Le samedi soir en boite, le dimanche matin et après-midi à boire et se droguer avec des gens qu'il ne connaît à peine. Le dimanche soir en boite. Le lundi matin à dormir chez quelqu'un qu'il ne connait pas (ami de celui avec qui il était et qu'il ne connait pas tellement). Toute la journée à faire je ne sais quoi.
Je suis sincèrement épuisée. Quand il est rentré, aucun moyen de savoir ce qu'il a fait. Le lendemain pareil. Je le voyais le soir mal, dormant sur le canapé, mangeant tout et n'importe quoi, ne rien débarrasser. Ce n'est que hier midi ou nous avons eu une discussion ensemble ainsi que le soir ou il me disait que la cure n'a rien fait, que les soignants sont tout aussi peinés par le manque de moyen. 95% des personnes qui étaient avec lui ont rechutés.
Je ne sais pas si je dois le croire mais aujourd'hui, il ne veut pas retourner en cure ni voir son médecin traitant. Il dit que cela a empiré les choses et qu'il n'aurait pas dû nous écouter. Il était cependant mieux, après je pense avoir eu un mal-être et une descente.
Je suis épuisée. Je suis encore amoureuse de lui mais malheureusement, je ne vois pas de vie possible tant que la cocaine sera présente dans sa vie. Nous avons des projets d'enfant, maison mais cela est impossible vu son état.
Je ne sais pas s'il est capable de m'aimer comme il est. Je ne sais pas s'il s'aime lui-même à vrai dire.
Je ne souhaite à personne de vivre cette situation. Je ne fais que pleurer car je n'ai aucune issue positive avec lui à part de le quitter mais je n'y arrive pas. J'ai peur pour lui et de ce qu'il peut arriver.
Sa soeur ne veut plus de ses nouvelles car elle l'a aidé mais n'y arrive plus. Ses parents sont désemparés et pensent que la meilleure chose à faire est de le laisser toucher le fond. Ils me disent de partir, de le laisser et de ne pas gâcher ma vie avec lui.
J'ai réellement mal au coeur, 4 années de gâchées par cette drogue tout comme l'alcool qui en est une aussi.
A vous toutes et tous, je suis sincèrement désolée de ce qui nous arrive et j'espère profondément qu'un jour ils s'en sortiront.
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