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Vos questions / nos réponsesBonjour,
Mon fils est décédé à l'âge de 19 ans d'une surdose de substances psychoactives, autrement dit d'une overdose. Avant cela nous avons vécu au fil de ses son consommations et de nos angoisses. Nos rencontres avec des professionnels ont été importantes mais pas autant qu'avec des parents (ceux de connaissances de notre fils notamment) qui vivaient la même chose que nous.
Echanger sans jugement, nous comprendre, nous soutenir a été infiniment précieux. Je me suis ensuite rendue compte de l'impuissance et de la solitude de tant d'autres !! J'ai décidé de créer une association, un groupe d'entraide (information sur geppeto.org)
L'impuissance et la culpabilité sont les pires sentiments, comment vous en sortez vous ? Êtes-vous épaulés ? Pour vous qu'est-ce qui vous serait utile ?
Bonjour, je suis de tout coeur avec vous. Je vois mon fils s'éteindre et je crois que je comprends. Son dernier accident date du 1er septembre. Il a eu des vertèbres touchées, un trauma crânien et une crise psychotique genre schizo. J'ai cru le perdre, encore une fois. Je l'ai tellement perdu et je ne sais plus où j'en suis.
Le plus dur est d'échnger avec des gens qui ne comprennent pas et utilisent des mots "stupides" genre "ça ira mieux" alors que ça fait vingt ans que non, ça ne va pas.
Au présent je veux juste me retrouver seule et qu'il sorte de ma tête.
Je l'ai hébergé un mois après son accident, mais dès qu'il est reparti chez lui, ça a recommencé. Là, je ne sais pas où ile st. Il a encore perdu son téléphone. On l'a vu hier dans la journée, ivre et d'autres choses peut-être (il mélange, entre autres avec les benzo) (il a beaucoup consommé de la C).
Oui, on est seuls et impuissants...
Moi, je ne m'en sors pas. Deux ans qu'il est venu s'installer dans mes parages et que ça me coule. Je m'effondre régulièrement.
Bonjour Alepsa,
Merci d'avoir partagé cela. Je connais ce désir de ne plus être au prise avec ce quotidien si difficile. Lorsque mon fils est parti dans l'errance, je pouvais dire que cela me faisait du bien car je ne l'avais plus sous les yeux à se détruire à petit feu.
Personne ne peut mieux comprendre ce sentiment que ceux qui l'expérimente.
Je suis disponible si à un moment vous avez besoin de partager, de vider votre sac ou de pleurer. Mon numéro est sur le site de l'association.
Peut-être que des professionnels réussiront à l'approcher (à l'accrocher) mais ce moment est parfois si long à venir...
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