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Rechute??

Par Alexandra0106

Bonjour, ma belle famille et moi nous avons des doutes sur la rechute de mon beau frère. Il a 32 ans. Il y a 6 ans il est revenu vivre chez ses parents car il était tombé bien bas. Drogue et grosse dettes. Depuis 6ans il est suivi dans un centre d'addictologie et il est maintenant sous traitement de methadone 70mg/jour. Il travaille dans une usine depuis plus d'un an. Mais récemment sa mère est tombée sur ses relevés de comptes où l'on peut voir qu'il retire des sommes d'argent régulièrement voir plusieurs fois par jour et qui peuvent aller jusqu'à 1500€ par mois. Sachant qu'il travaille, qu'il ne sort pas et qu'il est logé nourrit blanchit gratuitement chez ses parents on trouve ça étrange. Sa mère lui a posé la question de qu'est ce qu'il fait de son argent et si il recommence à se droguer et il a nié. Il a dit qu'il mettait son argent sur un autre compte! Nous avons trouvé également des tonnes de papiers allu dans sa chambre en boule. Quand on les déplient il y a une tache brune cramé au milieu. Pouvez-vous savoir avec quoi il se drogue? Les taches brune sur le papier allu? Comment lui faire avouer? On ne sait pas comment s'y prendre pour ne pas le braquer. Merci d'avance pour votre réponse

Mise en ligne le 13/10/2020

Bonjour,

Il existe plusieurs drogues dont la préparation peut nécessiter l'utilisation de l'aluminium, afin de chauffer le produit (héroine, crack, kétamine, ...).

Il est donc difficile pour nous de vous dire de quelle drogue il pourrait s'agir. Les plus courantes étant quand même l'héroine ou le crack.

Même si nous ne pouvons pas l'affirmer, les retraits d'argent excessifs, les papiers d'aluminium brûlés, peuvent effectivement représenter des signes d'une consommation de drogue.

Votre beau-frère est suivi en addictologie et, s'il a repris une consommation, cela ne doit pas être facile pour lui à avouer, surtout auprès de ses proches. On peut supposer que des sentiments de honte et de culpabilité l'envahissent. Ainsi que la peur de vos réactions, d'être jugé, la peur des conflits.

La première question à se poser est de savoir comment il va en ce moment et s'il traverse une période difficile. Les consommations sont souvent en lien avec des perturbations psychologiques, émotionnelles. L'usager les utilise comme moyen de s'apaiser, d'échapper à ses difficultés, au moins le temps que le produit fasse effet.

Nous vous conseillons ainsi de ne pas rester centrée sur la question des drogues, même si cela vous inquiète, mais de comprendre ce qu'il peut vivre actuellement et qui le rend mal.

Cela peut aussi être un mal-être présent depuis longtemps, et qu'il arrive à contenir parfois, mais qui tend à ressortir à certaines périodes de sa vie.

L'important est de pouvoir en parler calmement avec lui, sans le juger, mais prendre le temps de l'écouter, d'être attentif à ses mots/maux.

Obliger quelqu'un à avouer est souvent réalisé avec une forme de pression psychologique qui n'aidera en rien au dialogue et à la confiance entre vous. Rien ne vous empêche, par contre, de lui verbaliser vos doutes mais tout en lui expliquant que vous vous inquiétez pour lui et que vous êtes là s'il a besoin.

Avouer sa rechute à ses proches est un processus souvent long. Il serait bon, ainsi, de lui laisser le temps d'y parvenir.

Votre beau-frère est suivi en addictologie et c'est une bonne chose. Il a un endroit où parler et où il essaye d'avancer dans ses problématiques personnelles. Ce chemin lui appartient et ce n'est pas pas en l'obligeant à avouer qu'il va aller mieux plus rapidement.

Nous avons conscience que l'entourage d'une personne dépendante est souvent en souffrance, c'est pour cela que nous vous encourageons à nous recontacter si besoin.

Sachez que nos écoutants sont disponibles tous les jours, soit par téléphone au 0800231313, de 8h à 2h, appel anonyme et gratuit, soit par Chat via notre site internet Drogues Info service, de 8h à minuit.

Bien à vous

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