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Montée aux paradis artificiels, réelle descente aux enfers, retour à la réalité.

Par Vlad

Monter aux paradis artificiels, réelle descente aux enfers, retour à la réalité : ayant toujours été attiré par l'odeur du tabac et trouvant l'aspect d'une cigarette fabuleuse, je ne pus résister, lors de mes 13 ans, à en saisir une du paquet de mon père. Première taff, je clapote. On m'explique alors qu'il faut avaler la fumée, ce que je fais et sans surprise je tousse, continue, jusqu'à apprécier. De cet âge-là à mes 15 ans, je n'en grillais que quelques unes de temps à autre.

15ans, mon premiers joint qui me plonge dans un état de plénitude et d'euphorie.

16 ans premières ivresses. L'été arrive et les prises d'alcool sont plus rapprochées ainsi que les prises de thc.

Je rentre au lycée, ne m'y plais pas, me fait virer. Je fais ensuite 7 mois de stage dans la vente qui m'ont fortement plus. J'ai de l'argent donc de quoi boire et fumer. Je suis un fêtard en liberté.

L'été arrive c'est la fête tout le temps.

Je rentre à nouveau dans le systèmes scolaire, ne m'y plais pas, je sèche les cours, boit, fume de l'herbe : échec scolaire total. Je suis en couple et amoureux et surtout moi "j'arrête quand je veux"..... Cette relation s'arrête à ma grande tristesse et je trouve refuge dans le cannabis et l'alcool. Plusieurs mois passent et, étant encore une fois déscolarisé je fais des petits jobs afin de gagner de l'argent pour satisfaire mon cerveau en dopamine. Je vais mal, mais ne l'accepte pas. Les gens essayent de m'aider, je suis dans le mensonge et me faire croire volontaire que j'arrête simplement pour prouver que... Mais rien n'y fait je n'écoute personne et ne pense qu'à moi. Les quantités sont excessives, je change, mes parents s'inquiétent et me font hospitaliser 3 semaines où je fume quand même et fait croire à ma sortie aux personnes qui m'entourent que j'ai décroché. Très vite ma censure fut révélée.

Je passe l'été à boire et à fumer. Je t'as 15 jours dans la restauration et me fait virer. Je demande de l'argent sans cesse à ma famille afin de satisfaire par quête perpétuelle de recherche d'euphorie. Je pense avoir conscience que j'ai un problème mais m'en contre-fiche. La sensation que m'apportent les produits sur le moment me fait le plus grand bien, mais je reste dans le stress de la question de qu'est ce que je vais consommer demain? J'y arrive à chaque fois... sans mes paradis artificiels je me sent mal, déprimé, je ne peut ni dormir ni manger.

L'année suivante je découvre 2 autres produits, le 5fakb48 et la psilocybine. Avec les champignons truffes magiques j'y trouve une réelle introspection et aperçoit la lumière et l'espoir. Je suis à nouveaux en couple avec mon ex en lui faisant croire que j'ai tout arrêté, cette relation n'a pas duré. Je consomme alors encore plus et cache mon alcoolisme. Après avoir pété un plomb je suis hospitalisé 45 jours. Je fume mais ne boit pas.

J’emménage dans un appartement. Je tape la cuite en fumant. Je ne bois pas pendant une semaine et me dis en fait que je n'ai jamais été alcoolique ! Mais peu de temps après c'est reparti. J'ai fait une connaissance et sympathise avec cette personne qui m'a fait découvrir divers produit : cocaïne, speed ,md, lsd, râbla... + cannabis alcool champi... voila à quoi se sont résumés mes trois mois dans ce logement. Je me fait virer... retour chez moi et continue, 30 douilles par jours, alcool, champi. Je lâche tout le monde, réclame sans cesse de l'argent et encore une fois ne pense qu'à si moi. Auparavant, étant donné mes échecs professionnels, relationnels et sentimentaux, j'avais malheureusement réussi à me persuader qu'il' n'y avait rien de mieux que les produits.

Je me soigne pendant deux mois et me dit: demain c'est mon anniversaires, juste un petit verre... j'ai passé 3 mois à consommer alcool et tout type de drogue et à présent je suis accros aux benzodiazépines et au Stilnox et en surconsomme. J'ai de mauvaises fréquentations là où j'avais emménagé.

Je retourne chez mes parents et continue mes conduites addictives, je vais mal et ne vois presque personnes. 8 mois d'hôpital à consommer. Je sors : la rue, les centre d'hébergement. Je fais la manche, consomme tout ce que je peux. Quelques allez-retours à l'hôpital. Je retrouve un appartement et continue à me défoncer parce que j'aime ça.

Il y a eu un déclic : je ne fais rien de ma vie, tout le monde me fuit. Je fais une demande en addictologie. Je me fait virer de l'appartement et me retrouve à nouveau dans la rue, je vais à droite à gauche et consomme encore et encore. Je ne prend plus soin de moi, je n'ai aucune estime à mon égard... je me sèvre 1 mois chez de la famille et fais 5 semaines en addictologie. C'est l'ultime guérison et sans doute ma dernières chance.

Aujourd'hui cela fait trois mois que je ne consomme plus hormis tabac cannabis et médicaments à doses réglementées. Je retrouve confiance en moi et espère regagner celle des autres. Toutes ces années gâchées à mentir aux autres et à moi-même et vivre dans une réalité qui me semblait par moment magnifique. Aujourd’hui je réalise qu'elle n'était que tragique. Je vois la lumière et l'espoir renaître et un jour peut être je n'aurai plus besoin du calumet.

La drogue n'est pas une solution si tu l'essaies fait attention. Si tu tombe tu sera dans le noir, n'espérez pas que les gens veuillent te voir, guéri-toi et sort de l'obscurité dans la vrai vie il y a de belles chose à contempler.

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